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Tag - économie

Fil des billets

lundi 18 avril 2011

notre modèle actuel de croissance crée des dommages irréversibles sur l'environnement

L'économiste britannique Tim Jackson critique la culture de la consommation et l'obsession de la productivité.

Dans son article notre modèle actuel de croissance crée des dommages irréversibles sur l'environnement, il explique les limites de la croissance et les moyens de faire évoluer le modèle économique actuel.

Son avis est sans appel sur les moyens de lutter contre le chômage :

Le capitalisme actuel poursuit l'augmentation continue de la productivité du travail, si bien qu'on produit la même chose avec toujours moins de gens. Si vous acceptez cette idée que la hausse de la productivité est la clé du progrès économique, vous n'avez que deux options : l'une c'est d'avoir moins d'emplois dans l'économie, l'autre est d'en avoir autant, ce qui signifie toujours plus de croissance - qui se heurte aux limites des ressources et de l'environnement. Le choix est donc soit de conserver la croissance de la productivité et d'admettre par conséquent qu'il y aura moins de travail dans l'économie, ce qui signifie la mise en place de politiques de réduction du temps de travail ; soit opter pour la fin de la hausse de la productivité, et développer les services sociaux - éducation, aide sociale, maintien des espaces publics, rénovation des bâtiments, etc.

Faut-il alors poursuivre la recherche d'une meilleure productivité et d'une meilleure compétitivité ? Ou est-ce qu'on change de paradigme ?

jeudi 14 avril 2011

partage des richesses, partage du travail

Les attaques récurrentes contre les 35 heures françaises prennent souvent le prétexte que les travailleurs français travaillent moins que leurs homologues et que cela grèverait la compétitivité française.

Méfions nous des idées reçues, surtout de celles dont on ignore l'expéditeur.

Suivons les conseils de ce dicton et voyons si les attaques contre les 35 heures se basent sur des faits avérés.

Pierre Larrouturou, dans un article au titre très explicite : Non, il n'est pas vrai qu'on travaille moins en France qu'ailleurs, démontre que les Français ne sont pas moins travailleurs que les Étasuniens ou que les Allemands.

On peut au passage noter que les Français ont - sans le savoir - opté pour un partage du travail très inégal : d'un côté ceux qui ont un travail et qui travaillent beaucoup, d'un autre côté ceux qui sont au chômage et qui ne travaillent pas ou peu. Les Allemands ont opté pour une autre solution pendant la crise financière en 2009 : les entreprises allemandes ont choisi de diminuer le temps de travail de leurs salariés plutôt que d'en licencier certains et de laisser les autres à temps plein. Deux pays frontaliers, deux réponses politiques et sociales différentes.

Alternatives Economiques démonte également les idées reçues et les propos d'Hervé Novelli dans un article intitulé : 35 heures : les contresens d'Hervé Novelli. L'article montre clairement que le coût du travail est plus bas en France qu'en Allemagne.

La conclusion de l'article est éloquente :

Comme l'écrivait Jean-Claude Bayol dans un récent courrier des lecteurs d'Alternatives Economiques (numéro de janvier 2011), justement à propos des « grands médias » et des 35 heures : « Je suis au regret de constater que leurs journalistes laissent assez souvent dire n'importe quoi à leurs interviewés, sans les reprendre, ni au cours de l'entretien, ni dans un commentaire annexe. »

Plus que jamais, il importe de conserver sa capacité à douter et son esprit critique à la lecture de la presse.

mercredi 13 avril 2011

l'équation de Kaya

L'équation de Kaya est un outil qui permet de mieux appréhender les facteurs qui influent sur les émissions mondiales de gaz carbonique, le principal gaz à effet de serre d'origine humaine.

Elle part du principe que toute chose est égale à elle-même. En d'autres termes, la quantité d'émissions mondiales de gaz carbonique (CO2) est égale à elle-même, soit CO2 = CO2 !

En ajoutant par la suite des termes à l'équation tels que la quantité d'énergie consommée dans le monde, le PIB mondial, et la population mondiale, on aboutit à une équation un peu plus évoluée qui permet de recombiner les termes afin d'en affiner le sens.

En conclusion, les émissions mondiales de gaz carbonique dépendent des facteurs suivants (chaque facteur étant un facteur multiplicateur des autres) :

  • contenu en gaz carbonique de l'énergie,
  • intensité énergétique de l'économie,
  • production par personne,
  • population.

Si l'on souhaite diviser les émissions mondiales de gaz carbonique par 2, il est insensé d'essayer d'influer seulement sur un ou deux paramètres parmi les 4, a fortiori quand les autres paramètres évoluent dans le sens contraire au sens souhaité !

A l'aune de cette grille de lecture, il devient donc intéressant d'analyser les options s'offrant à nous et de différencier celles qui semblent réalistes de celles qui le semblent moins. C'est le travail effectué par Jean-Marc Jancovici dans son article intitulé qu'est-ce que l'équation de Kaya ?.

vendredi 13 août 2010

climat, énergie et prospective

Jean-Marc Jancovici a déjà été mentionné plusieurs fois dans des billets tels que :

Voici une conférence de Jean-Marc Jancovici, qui porte sur ses thèmes de prédilection : climat, énergie et prospective. A visionner et à partager sans retenue.

vendredi 21 mai 2010

en route vers la grande dépression ?

Si le sujet de cet article adopte une forme interrogative, son auteur, Frédéric Lordon, semble avoir une petite idée de la réponse : l'attitude actuelle des gouvernements européens a pour effet d'entraîner doucement mais sûrement l'Europe vers une grande période de dépression.

Pour découvrir ce que Frédéric Lordon nous prédit pour la décennie à venir, allez lire l'article du Monde Diplomatique.

mardi 2 mars 2010

de la nécessité d'un protectionnisme européen

Jacques Sapir a accordé un entretien à Pascale Fourier. La retranscription de cet entretien est disponible en 3 parties : partie 1, partie 2 et partie 3 (à venir).

Il traite de nombreux sujet, dont de la nécessité d'un protectionnisme européen :

C'est bien pour ça que je dis qu'il va falloir mettre des droits de douanes et des droits de douanes relativement importants, en comprenant aussi que les pays du cœur de l'Europe, les pays du cœur historique, peuvent très bien fonctionner d'une certaine manière en circuit fermé. Nous avons peu de choses à exporter vers le reste du monde, sauf peut-être évidemment des avions, et encore, parce que nous sommes aussi un gros consommateur de mode de transport etc. Donc je pense qu'il faut abandonner cette attitude où l'on dit: « Mais si l'on met les droits de douane, alors nous n'exporterons plus vers la Chine ». Oui, bien sûr, nos exportations vont baisser, mais elles vont baisser de toutes les manières. Il vaut mieux anticiper ce phénomène et se donner comme objectif une consolidation et une reconstruction de nos industries dans le pays du cœur de l'Europe.

Visiblement, la question du protectionnisme (qu'il soit français ou européen) fait débat : certains le croient nécessaire voir inéluctable, d'autres l'estiment indésirable.

En complément de cet entretien, Pascale Fourier nous propose un autre texte de Jacques Sapir intitulé l'horizon de la présidentielle de 2012 et le piège de la personnalisation du débat.

mercredi 17 février 2010

une réflexion libérale et intelligente en réponse à la crise

L'article intitulé quelques propositions globales en réponse à la crise permet d'aborder la crise actuelle sous un angle bien rarement mis en lumière dans les courants traditionnels de la pensée libérale.

Le résumé des propositions de l'article est intéressant et novateur. Il invite à la réflexion et au débat :

  • Principe 1 : l'inégalité est indispensable dans toute grande société.
  • Principe 2 : une inégalité extrême ne correspond pas non plus à la nature humaine. Les sociétés de ce type finissent par être rejetées, comme les sociétés égalitaires.
  1. le filet de secours universel, la relance de l'emploi et de la production
    1. le revenu d'existence
    2. la couverture médicale universelle
    3. l'éducation gratuite
    4. coût total du filet de secours universel = solidarité nationale : 25,6% du PIB
  2. la réforme du système monétaire
    1. le système de réserve
    2. l'étalon monétaire
    3. la gestion de la masse monétaire
  3. la neutralité de l'état
    1. une politique monétaire neutre
    2. l'absence totale de subventions
    3. l'absence totale de politiques de relance de la demande
    4. l'absence de mesures protectionnistes
  4. l'interdiction des déficits

jeudi 11 février 2010

Denis Robert : On a occulté la véritable affaire Clearstream

Auteur de nombreuses enquêtes sur la société Clearstream, le journaliste Denis Robert s'est retrouvé pris dans le procès à grand spectacle mettant aux prises Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin.

Alors que le verdict blanchit Denis Robert au nom de la liberté d'informer, ce dernier estime cependant qu'on a occulté la véritable affaire Clearstream.

mardi 9 février 2010

la prime à la casse écologique

La prime à la casse est souvent présentée comme une mesure à dimension écologique. En changeant de voiture pour un modèle plus récent, on dispose alors d'une voiture plus performante et moins polluante que la précédente. On a donc agit pour l'environnement. C'est du moins le discours officiel servi dans tous les médias.

Mais en réalité, cette prime à la casse est-elle aussi écologique et verte que cela ? Ce n'est pas l'avis de du journal Fakir qui publie un article démontant ce mythe et dévoilant que cette mesure est plutôt une mesure de soutien à l'industrie automobile qui ne veut pas dire son nom.

mardi 22 décembre 2009

la création monétaire

Le wiki monnaie traite de dette et de monnaie de manière sérieuse, pédagogique et approfondie.

On y apprend notamment que la monnaie est - pour sa plus grande partie - créée à partir de rien par les banques. Cette capacité à créer de la monnaie ex-nihilo est l'énorme privilège accordé aux banques et qui les différencie des établissements financiers.

On y apprend également que ce sont les crédits qui font les dépots et non l'inverse.

La monnaie a aujourd'hui une existence virtuelle, relative et symbolique. Elle n'a pour valeur que celle qu'on lui affecte. Elle n'a de crédibilité que la confiance qu'on lui accorde.

Cette spécificité unique de la monnaie mérite qu'on se penche sur le sujet et le wiki monnaie propose un résumé sur la création monétaire très clair et didactique.

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