si, c'est vrai !

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Tag - concurrence

Fil des billets

jeudi 4 août 2011

les mensonges du lobby de l’atome

Le militant Takashi Hirose dresse un sévère réquisitoire contre les fournisseurs d’électricité. Dans son article intitulé les mensonges du lobby de l’atome, il leur reproche de dissimuler la vérité sur le coût de l'énergie nucléaire et de réaliser des bénéfices en monopolisant les réseaux de l’archipel.

Encore une fois, énergie nucléaire et transparence de l'information ne font vraisemblablement pas bon ménage.

mardi 2 août 2011

bonnet d’âne pour le FMI

L'article du Monde Diplomatique intitulé bonnet d’âne pour le FMI fait suite à la publication d'un rapport accablant publié en mai 2011 par le bureau indépendant d’évaluation du FMI.

Quand les conclusions précèdent l'étude, c'est l'institution elle-même qu'il faut remettre en question...

jeudi 7 juillet 2011

le libre-échange, c’est la dictature des entreprises

Écrivain, physicienne, prix Nobel alternatif, la militante écologiste indienne Vandana Shiva trace un parallèle entre la frontière d'un organisme vivant et les frontières artificielles appliquées par les états et les entités économiques :

Aucune frontière n’est jamais totalement fermée. C’est comme la frontière de notre peau, qui nous protège de l’invasion de toute infection : des ouvertures permettent à la transpiration de sortir, pour maintenir notre équilibre, préserver notre santé. Toutes les frontières sont poreuses. Un corps souverain sait comment réguler ces entrées et sorties. Il sait quand trop de chaleur entre dans le corps. Il sait comment s’opposer aux virus. Quand un corps perd cette autonomie, cette souveraineté, il devient malade. C’est la même chose pour un pays, gouverné par un peuple souverain et autonome. Ce peuple peut dire : « Notre lait est vendu 14 roupies/litre, votre lait européen qui débarque à 8 roupies/litre va détruire l’économie laitière en Inde, donc j’ai le droit de réguler ce qui entre. » La régulation est vitale pour tout système vivant. La dérégulation, c’est l’appel de la mort. Un corps dérégulé meurt. De même, une nation, une économie dérégulée meurt.

De cette hypothèse découle une vision plutôt originale du libre-échange :

Le libre-échange est un protectionnisme pour les puissants. Le libre-échange, dans la manière dont il a été façonné, n’est pas du tout libre. Il n’est pas démocratique.

Enfin, elle conclut en militant pour l'action non-violente :

Personne n’a mieux parlé du pouvoir de la non-violence que Gandhi. « Nous ne pouvons pas démanteler la maison du maître avec les outils du maître », a dit la poétesse américaine Audre Lorde. Nous avons besoin d’outils différents. Ils doivent être non-violents, parce que la non-violence est plus soutenable, et qu’elle efface vos peurs. Ceux qui luttent de manière violente doivent se cacher tout le temps. Je préfère me tenir droite face aux multinationales pour leur dire ce que je pense d’elles. Agir « sans peur » est notre plus puissante arme. Et la non-violence crée également un soutien plus large. Et nous vivons à une époque où une poignée de personnes ne peut pas mener les batailles pour toute la société. C’est toute la société qui doit être engagée. Les actions non-violentes sont une invitation à toute la société à participer au combat.

L'article intitulé le libre-échange, c’est la dictature des entreprises est publié sur le site de basta!.

vendredi 21 mai 2010

en route vers la grande dépression ?

Si le sujet de cet article adopte une forme interrogative, son auteur, Frédéric Lordon, semble avoir une petite idée de la réponse : l'attitude actuelle des gouvernements européens a pour effet d'entraîner doucement mais sûrement l'Europe vers une grande période de dépression.

Pour découvrir ce que Frédéric Lordon nous prédit pour la décennie à venir, allez lire l'article du Monde Diplomatique.

jeudi 1 avril 2010

leur écologie et la nôtre

Visionnaire, le philosophe André Gorz avait prévu, dans ce texte paru en 1974, la récupération de l’écologie par l’industrie, les groupes financiers - en un mot, le capitalisme.

Extrait :

Car les partisans de la croissance ont raison sur un point au moins : dans le cadre de l'actuelle société et de l'actuel modèle de consommation, fondés sur l'inégalité, le privilège et la recherche du profit, la non-croissance ou la croissance négative peuvent seulement signifier stagnation, chômage, accroissement de l'écart qui sépare riches et pauvres. Dans le cadre de l'actuel mode de production, il n'est pas possible de limiter ou de bloquer la croissance tout en répartissant plus équitablement les biens disponibles.

Tant qu'on raisonnera dans les limites de cette civilisation inégalitaire, la croissance apparaîtra à la masse des gens comme la promesse - pourtant entièrement illusoire - qu'ils cesseront un jour d'être sous-privilégiés, et la non-croissance comme leur condamnation à la médiocrité sans espoir. Aussi n'est-ce pas tant à la croissance qu'il faut s'attaquer qu'à la mystification qu'elle entretient, à la dynamique des besoins croissants et toujours frustrés sur laquelle elle repose, à la compétition qu'elle organise en incitant les individus à vouloir, chacun, se hisser au-dessus des autres. La devise de cette société pourrait être : Ce qui est bon pour tous ne vaut rien. Tu ne seras respectable que si tu as mieux que les autres.

Or c'est l'inverse qu'il faut affirmer pour rompre avec l'idéologie de la croissance : Seul est digne de toi ce qui est bon pour tous. Seul mérite d'être produit ce qui privilégie ni n'abaisse personne. Nous pouvons être plus heureux avec moins d'opulence, car dans une société sans privilège, il n'y a pas de pauvres.

André Gorz écrivait cela en 1974...

mardi 2 mars 2010

de la nécessité d'un protectionnisme européen

Jacques Sapir a accordé un entretien à Pascale Fourier. La retranscription de cet entretien est disponible en 3 parties : partie 1, partie 2 et partie 3 (à venir).

Il traite de nombreux sujet, dont de la nécessité d'un protectionnisme européen :

C'est bien pour ça que je dis qu'il va falloir mettre des droits de douanes et des droits de douanes relativement importants, en comprenant aussi que les pays du cœur de l'Europe, les pays du cœur historique, peuvent très bien fonctionner d'une certaine manière en circuit fermé. Nous avons peu de choses à exporter vers le reste du monde, sauf peut-être évidemment des avions, et encore, parce que nous sommes aussi un gros consommateur de mode de transport etc. Donc je pense qu'il faut abandonner cette attitude où l'on dit: « Mais si l'on met les droits de douane, alors nous n'exporterons plus vers la Chine ». Oui, bien sûr, nos exportations vont baisser, mais elles vont baisser de toutes les manières. Il vaut mieux anticiper ce phénomène et se donner comme objectif une consolidation et une reconstruction de nos industries dans le pays du cœur de l'Europe.

Visiblement, la question du protectionnisme (qu'il soit français ou européen) fait débat : certains le croient nécessaire voir inéluctable, d'autres l'estiment indésirable.

En complément de cet entretien, Pascale Fourier nous propose un autre texte de Jacques Sapir intitulé l'horizon de la présidentielle de 2012 et le piège de la personnalisation du débat.

mercredi 17 février 2010

une réflexion libérale et intelligente en réponse à la crise

L'article intitulé quelques propositions globales en réponse à la crise permet d'aborder la crise actuelle sous un angle bien rarement mis en lumière dans les courants traditionnels de la pensée libérale.

Le résumé des propositions de l'article est intéressant et novateur. Il invite à la réflexion et au débat :

  • Principe 1 : l'inégalité est indispensable dans toute grande société.
  • Principe 2 : une inégalité extrême ne correspond pas non plus à la nature humaine. Les sociétés de ce type finissent par être rejetées, comme les sociétés égalitaires.
  1. le filet de secours universel, la relance de l'emploi et de la production
    1. le revenu d'existence
    2. la couverture médicale universelle
    3. l'éducation gratuite
    4. coût total du filet de secours universel = solidarité nationale : 25,6% du PIB
  2. la réforme du système monétaire
    1. le système de réserve
    2. l'étalon monétaire
    3. la gestion de la masse monétaire
  3. la neutralité de l'état
    1. une politique monétaire neutre
    2. l'absence totale de subventions
    3. l'absence totale de politiques de relance de la demande
    4. l'absence de mesures protectionnistes
  4. l'interdiction des déficits

vendredi 16 octobre 2009

Adam Smith entre les lignes

S'il est toujours préférable de lire les oeuvres des auteurs qu'on cite, il est parfois nécessaire de se baser sur des résumés, des études ou des interprétations rédigés par d'autres personnes que l'auteur. Il devient alors difficile de détecter les erreurs ou les contre-sens qui ont pu se glisser dans ces études.

Adam Smith est un économiste souvent cité comme fondateur du libéralisme économique. Sa théorie de la main invisible est souvent invoquée pour justifier les mesures visant à accroitre l'emprise du libéralisme économique.

Ainsi, on peut lire sur la quatrième de couverture de l’édition de La richesse des nations publiée par Le Monde et France Inter :

Adam Smith développe dans cette oeuvre monumentale la fameuse théorie de la “main invisible” selon laquelle le libre jeu du marché et des intérêts individuels suffit à faire valoir l’intérêt général, sans aucune intervention étatique.

Gilles Raveaud nous propose une analyse novatrice qui tend à démontrer que l'interprétation couramment admise aujourd'hui n'est peut-être pas celle qu'Adam Smith avait en tête lorsqu'il a rédigé son ouvrage.

mardi 11 août 2009

démocratie ou capitalisme, coopération ou concurrence

Le principe fondateur d'une démocratie est la non domination d'un individu sur un autre, ou d'un groupe d'individus sur un autre. La souveraineté du peuple (et non celle du souverain) est bien résumée par la formule d'Abraham Lincoln : le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

A l'inverse, le capitalisme est basé sur les inégalités de richesse : il y a d'une part celui qui dispose du capital, et d'autre part celui qui n'en dispose pas et qui vend sa force de travail.

Là où la démocratie table sur la coopération entre citoyens pour gouverner, le capitalisme privilégie la concurrence entre acteurs économiques pour augmenter les profits.

Quel est le meilleur moyen d'arriver à l'émancipation des individus ?

mercredi 15 avril 2009

la concurrence n’est pas le "laissez-faire"

Un très bon billet intitulé la concurrence n’est pas le "laissez-faire" explique avec pédagogie le sens de termes économiques courants.

Il y a, dans les discussions de tous les jours, dans les médias et dans les débats politiques, une source permanente de confusions et de quiproquos dus à une série d’amalgames trompeurs. C'est notamment le cas dès lors que l’on évoque les notions très générales, abstraites, donc faciles, comme le capitalisme, l'économie de marché, le libéralisme, le libéralisme économique ou encore l'ultralibéralisme. Bien souvent, ces notions sont purement et simplement considérées comme synonymes, ce qui est simplement faux et ne peut qu’aboutir à des incompréhensions et à des dialogues de sourds.

Ce billet est tiré du blog comprendre l'actualité économique dont l'objectif est d'enseigner ce qu'il faut savoir pour comprendre les informations économiques quand on n'y connaît absolument rien ou presque.

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