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Tag - crise écologique

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vendredi 13 août 2010

climat, énergie et prospective

Jean-Marc Jancovici a déjà été mentionné plusieurs fois dans des billets tels que :

Voici une conférence de Jean-Marc Jancovici, qui porte sur ses thèmes de prédilection : climat, énergie et prospective. A visionner et à partager sans retenue.

mercredi 10 février 2010

le palmarès des entreprises françaises les plus polluantes

Dix grandes entreprises françaises, ou implantées en France, sont responsables de près d’un quart des émissions françaises de CO2. Soumises à un système de quotas et de droits d’émissions de gaz à effet de serre, elles étaient cependant exonérées de taxe carbone dans sa version initiale.

Basta publie cette liste des plus gros pollueurs de France.

La partie de la loi de finances 2010 qui concernait la taxe carbone a d'ailleurs été censurée par le conseil constitutionnel au motif que l'importance des exemptions totales de contribution carbone sont contraires à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créent une rupture d'égalité devant les charges publiques.

lundi 21 décembre 2009

à Copenhague, c’est de nous-mêmes dont il est question

Dans un article récent, George Monbiot estime que le problème vient de l'incapacité de nos sociétés et des individus à se fixer des limites :

L’humanité n’est plus divisée entre conservateurs et libéraux, réactionnaires et progressistes, bien que la vieille politique nous informe sur ces deux bords. Aujourd’hui, la ligne de front se situe entre les chantres de l’expansionnisme et ceux de la modération ; ceux qui croient qu’il ne devrait y avoir aucun obstacle, et ceux qui croient que nous devons vivre avec des limites. [...] Cette guerre va s’enlaidir encore à mesure que les gens repousseront les restrictions qu’impose la décence.

C'est un triste constat que pose George Monbiot dans cet article écrit en marge du sommet de Copenhague. Mais si ce constat est pessimiste, n'est-il pas pour autant réaliste ?

mercredi 7 octobre 2009

la démographie en question

Alors que la question démographique est très rarement abordées dans les média (car délicate à traiter), George Monbiot a récemment publié un article sur ce sujet : ce n’est pas la démographie des pauvres mais la consommation des super-riches qui menace la planète.

L'article évite le piège du malthusianisme idiot sans pour autant tomber dans l'angélisme et son propos se rapproche ainsi du livre d'Hervé Kempf : comment les riches détruisent la planète.

mardi 22 septembre 2009

la pensée magique

Pour Hervé Kempf, le scientisme [1] est une menace pour notre avenir dans la mesure où il nous amène à chercher notre salut dans toujours plus de science. La pensée magique évoquée par Hervé Kempf trouve son aspect magique dans la certitude que nos espoirs les plus improbables seront comblés par la science, car cette dernière est toute puissante.

Et si ces espoirs n'étaient qu'un pari sur le futur, une sorte d'inconscience incroyablement optimiste (et désespérée) ?

François Rabelais écrivait dès le 16ième siècle science sans conscience n'est que ruine de l'âme. N'allez cependant pas imaginer que progrès est néfaste par nature. Comprenez plutôt que le progrès a pour pré-requis la conscience, et donc la réflexion.

Notre salut n'est ni dans le plus, ni dans le moins, mais dans l'autrement.

Notes

[1] foi dans la toute-puissance des sciences

lundi 23 mars 2009

climat : cesser d’émettre du CO2 ou aller à la catastrophe

Georges Monbiot estime qu'il n'est nul besoin de savoir s'il est trop tard ou non pour agir et essayer d'infléchir le cours des évènements :

Oui, il est peut-être déjà trop tard - même si nous réduisions demain les émissions à zéro - pour prévenir un réchauffement de plus de deux degrés, mais nous ne pouvons pas nous comporter comme si c’était le cas. Car ainsi nous rendrions cette prédiction certaine. Aussi difficile ce combat soit-il, aussi improbable ses chances de succès soient-elles, nous ne pouvons nous permettre de renoncer.

Lire aussi l'article complet.

mardi 10 mars 2009

énergie et climat : la fin de l'âge d'or ?

Si vous n'avez jamais assisté à une conférence de Jean-Marc Jancovici, ni lu ses livres, ni navigué sur son site internet, voici enfin l'occasion de vous rattraper.

En mars 2008, Jean-Marc Jancovici était invité par une grande entreprise à animer une conférence sur le thème : énergie et climat : la fin de l'âge d'or ?

Contrairement aux grands médias qui ont pour habitude d'aborder le sujet de manière fragmentée, Jean-Marc Jancovici aborde ici tous les aspects majeurs de la problématique. Citons en vrac :

  • c'est un problème de chiffres, d'ordre de grandeur
  • l'aspect démographique
  • la consommation d'énergie par personne
  • l'énergie ne vaut rien, elle est notre esclave énergétique et nous en sommes totalement dépendants
  • la problématique énergétique est une problématique d'énergie primaire
  • le nucléaire n'est qu'une toute petite partie du problème
  • la production de pétrole va décliner, c'est sûr !
  • ce n'est pas une problématique pour les générations futures, mais bien pour celles d'aujourd'hui
  • une production de pétrole qui plafonne, c'est déjà un évènement majeur dans notre économie basée sur la croissance
  • utiliser du charbon quand il n'y aura plus de pétrole serait la pire des solutions
  • le changement climatique est une réalité
  • le PIB est un mauvais outil comptable, il ne prend en compte ni les émissions de CO2 ni l'épuisement des énergies fossiles
  • le climat a une inertie très importante, supérieure à l'échelle d'une vie humaine
  • les simulations climatiques ne prennent pas en compte les aspects sociaux et humains qui résulteront du changement climatique
  • quelques degrés en plus ont un impact énorme sur le climat
  • le développement durable, ou plutôt soutenable, c'est autre chose que faire comme avant, mais avec un coup de peinture verte dessus
  • l'équation de Kaya indique que les variables d'ajustement sont :
    • le contenu en gaz carbonique de l'énergie
    • l'intensité énergétique de l'économie
    • la production par personne
    • la population
  • les énergies renouvelables ne peuvent pas remplacer les énergies fossiles à l'échelle de la consommation actuelle
  • l'énergie est de moins en moins chère alors que l'objectif de sobriété énergétique voudrait que son prix augmente artificiellement et régulièrement afin d'anticiper la pénurie

Pour comprendre vraiment la problématique liée à l'énergie et au climat, prenez le temps de visionner cette conférence d'excellente qualité : énergie et climat : la fin de l'âge d'or ?

samedi 24 janvier 2009

le rapport Stern

Ancien économiste en chef de la banque mondiale, Nicholas Stern a dirigé la rédaction d'un rapport remis au gouvernement britannique en octobre 2006. Ce rapport est disponible auprès du ministère de l’économie et des finances britannique en plusieurs langues, dans une version résumée de 34 pages et sous la forme d'une note de synthèse de 5 pages.

Voici quelques extraits marquants tirés du résumé :

  • Les bénéfices d’une action forte et rapide sur le changement climatique dépassent considérablement les coûts.
  • L'électricité n'est pas l'énergie miracle du futur : elle contribue à hauteur de 24% aux émissions de gaz à effet de serre (en 2000).
  • Les effets du changement climatique ne sont pas également répartis – ce sont les pays et les populations les plus pauvres qui seront les premiers et les plus durement touchés. Et lorsque les dommages éventuels apparaîtront, il sera trop tard pour faire machine arrière. Nous sommes donc contraints de tourner notre regard vers des horizons lointains.
  • Les analyses qui prennent en compte les gammes complètes à la fois des effets et des résultats éventuels – c’est-à-dire qui emploient l’économie basique du risque – suggèrent que le changement climatique dans le scénario d’inaction (BAU) réduira le bien-être d’un montant équivalent à une réduction de la consommation par habitant allant de 5% à 20%. Si l’on tient compte des preuves scientifiques de plus en plus grandes de risques accrus, du refus face aux possibilités de catastrophes et d’une approche plus vaste face aux conséquences que ne le laissaient entendre des mesures de sortie étroites, il est probable que l’estimation correcte se situera dans la partie supérieure de cette fourchette.
  • Les estimations des coûts de ressources suggèrent qu’il est probable que, pour une trajectoire menant à une stabilisation à 550 ppm éq. CO2, le plafond du coût annuel attendu des réductions d’émissions se situera autour de 1% du PIB d’ici 2050.
  • L’infléchissement vers une économie mondiale moins carbonée se fera dans le contexte de ressources abondantes en combustibles fossiles. Par cela, on veut dire que les stocks d’hydrocarbures qu’il est rentable d’extraire (dans le cadre des politiques actuelles) sont plus que suffisants pour amener le monde à des niveaux de concentrations de gaz à effet de serre bien supérieures à 750 ppm éq. CO2, ce qui aurait des conséquences désastreuses. En effet, dans un scénario d’inaction (BAU), il est probable que les utilisateurs d’énergie s’orienteront vers des shales de charbon et de pétrole qui rejettent davantage de carbone, augmentant par là même les taux de croissance des émissions.
  • La politique sur le changement climatique peut contribuer à traquer les incompétences actuelles. Au niveau des sociétés, l’application des politiques concernant le climat peut attirer l’attention sur des possibilités d’épargner. Au niveau de l’ensemble de l’économie, la politique sur le changement climatique peut être un moyen de pression pour réformer les systèmes énergétiques inefficaces et retirer les subventions énergétiques qui faussent les marchés et pour lesquelles les gouvernements du monde entier dépensent actuellement près de 250 milliards de dollars US par an.
  • Trois éléments sont essentiels pour les mesures d’atténuation : le prix du carbone, la politique en matière de technologie et le démantèlement des obstacles au changement de comportement. Si l’on retire l’un quelconque de ces éléments, cela accroîtra considérablement les coûts de l’action.
    • Fixer un prix du carbone, au travers de taxes, du commerce ou d’une réglementation, constitue une assise essentielle pour toute politique sur le changement climatique. Le premier élément de cet axe d’action est la fixation du prix du carbone. Les gaz à effet de serre sont, en termes économiques, une externalité : ce sont ceux qui produisent des émissions de gaz à effet de serre qui engendrent le changement climatique, par là même imposant des coûts au monde et aux générations futures ; par contre, ils ne sont pas eux-mêmes confrontés aux pleines conséquences de leurs actions. Mettre un prix approprié sur le carbone – ouvertement au travers de taxes ou du commerce, ou implicitement au travers de la réglementation – signifie que les gens sont confrontés au plein coût social de leurs actions. Ceci amènera les particuliers et les entreprises à se détourner des biens et des services à fortes émissions de carbone et à investir dans des technologies alternatives moins carbonées. L’efficacité économique fait ressortir les avantages que présenterait un prix mondial commun du carbone : les réductions d’émissions auront alors lieu là où elles coûtent moins cher.
    • Des lignes d’actions sont indispensables pour encourager le développement de toute urgence d’une gamme de technologies moins carbonées et à haut rendement.
    • Le démantèlement des obstacles au changement de comportement est le troisième élément essentiel, un élément qui est particulièrement important pour encourager la saisie des opportunités en matière d’efficacité énergétique.
  • Il est crucial d’encourager une compréhension commune de la nature du changement climatique et de ses conséquences pour façonner le comportement, de même que pour étayer l’action nationale et internationale. Les gouvernements peuvent servir de catalyseur pour le dialogue grâce aux preuves, à l’éducation, à la persuasion et à la discussion. Eduquer sur le changement climatique ceux qui sont actuellement à l’école contribuera à façonner et à soutenir l’élaboration des décisions futures ; d’autre part, un débat public et international de grande envergure encouragera les décideurs d’aujourd’hui à adopter une action vigoureuse dès à présent. Une politique d’adaptation est cruciale pour traiter les effets inévitables du changement climatique mais, dans de nombreux pays, on ne lui donne pas beaucoup d’importance.
  • Le défi à relever en matière d’adaptation sera particulièrement intense dans les pays en développement où une vulnérabilité et une pauvreté plus grandes limiteront la capacité à agir. Tout comme pour les pays industrialisés, il est difficile d’en estimer les coûts, mais il est probable qu’ils atteindront des dizaines de milliards de dollars.
  • Il est urgent d’agir : la demande en matière d’énergie et de transport grandit rapidement dans de nombreux pays en développement, et de nombreux pays industrialisés sont également sur le point de renouveler une proportion considérable de leur capital social. Les investissements qui seront effectués au cours des dix à vingt prochaines années pourraient sceller de très fortes émissions pour le demi-siècle à venir ou, au contraire, présenter l’occasion de positionner le monde sur une voie plus durable.
  • Garantir une coopération générale et soutenue requiert une répartition équitable des efforts à la fois sur les pays industrialisés et sur les pays en développement. Il n’y a pas de formule unique qui, à elle seule, saisisse toutes les dimensions de l’équité, mais les calculs basés sur le revenu, sur la responsabilité historique et sur les émissions par habitant indiquent toutes que les pays riches devraient accepter la responsabilité de réduire d’ici 2050 les émissions de 60% à 80% par rapport aux niveaux de 1990. La coopération peut être encouragée et soutenue par une plus grande transparence et une plus grande comparabilité de l’action nationale.
  • Mais par dessus tout, réduire les risques du changement climatique exige une action collective. Cela exige une coopération entre les pays, à travers des cadres internationaux qui soutiennent la réalisation d’objectifs partagés.
  • Il est encore possible d’éviter les pires effets du changement climatique ; mais cela exige une action collective vigoureuse de toute urgence. Tout retard serait coûteux et désastreux.

Vous devriez plutôt lire le résumé complet, d'autant plus que Nicholas Stern reconnaît avoir « gravement sous-estimé » l’ampleur des risques climatiques !

vendredi 23 janvier 2009

adaptabilité des espèces et longévité

D'aucuns considèrent que l'espèce humaine est la plus évoluée, la plus puissante, la plus intelligente. L'espèce ultime en quelque sorte.

Et si ce n'était pas le niveau d'évolution, ni la puissance ou la force, ni l'intelligence pure qui assurent la longévité d'une espèce ? Et si c'était son adaptabilité ?

C'était en tout cas l'avis de Charles Darwin :

It is not the strongest of the species that survives, nor the most intelligent that survives. It is the one that is the most adaptable to change.

Ce n'est pas le plus fort de l'espèce qui survit, ni le plus intelligent. C'est celui qui est le plus adaptable au changement.

Et si dans la collaboration et l'intelligence collective résidait la possibilité de faire émerger des solutions permettant à l'espèce humaine de s'adapter aux changements qu'elle est en train de causer ?

jeudi 22 janvier 2009

nous y sommes

par Fred Vargas, archéologue et écrivain

le mardi 16 décembre 2008

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.

Nous avons chanté, dansé.

Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s'est marrés.

Franchement on a bien profité.

Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.

Certes.

Mais nous y sommes.

A la Troisième Révolution.

Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.

« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

Oui.

On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.

C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.

La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.

De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.

Son ultimatum est clair et sans pitié :

Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).

Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.

D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.

Peine perdue.

Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, (attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille) récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).

S'efforcer. Réfléchir, même.

Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.

Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.

Pas d'échappatoire, allons-y.

Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.

Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.

A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.

A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.

A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

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