si, c'est vrai !

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mercredi 10 février 2010

le palmarès des entreprises françaises les plus polluantes

Dix grandes entreprises françaises, ou implantées en France, sont responsables de près d’un quart des émissions françaises de CO2. Soumises à un système de quotas et de droits d’émissions de gaz à effet de serre, elles étaient cependant exonérées de taxe carbone dans sa version initiale.

Basta publie cette liste des plus gros pollueurs de France.

La partie de la loi de finances 2010 qui concernait la taxe carbone a d'ailleurs été censurée par le conseil constitutionnel au motif que l'importance des exemptions totales de contribution carbone sont contraires à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créent une rupture d'égalité devant les charges publiques.

mercredi 25 juin 2008

l'EIA réduit sa prévision de production de pétrole pour 2010

Ce billet est à mettre en parallèle avec un billet précédent : la production mondiale de pétrole a décliné de 0,2% en 2007.

Morceaux choisis d'une dépêche de l'agence Reuter :

Dans ses nouvelles prévisions à long terme, le département statistique du ministère américain de l'Energie a réduit de 1,1 million de barils par jour (bpj) son estimation de la production pétrolière hors-Opep en 2010, la ramenant de 51,8 à 50,7 millions de bpj.

Donc les pays producteurs de pétrole hors-OPEP vont produire moins de pétrole que prévu.

Son estimation de la production Opep pour la même année est réduite de 400.000 bpj, à 37,4 millions de bpj.

Donc les pays producteurs de pétrole de l'OPEP vont aussi produire moins de pétrole que prévu.

L'Arabie saoudite devrait rester le premier producteur mondial en 2030 en dépit d'une baisse de ses pompages à 13,7 millions de bpj, contre 16,4 millions selon le rapport 2007 de l'EIA.

La production de l'Arabie Saoudite, premier producteur de pétrole au monde, va aller en diminuant. L'article ne dit pas si c'est structurel ou conjoncturel. C'est pourtant un point essentiel car c'est ce qui permet de déterminer si l'Arabie Saoudite a passé son peak oil (structurel) où s'il suffirait d'investir un peu plus dans la prospection et l'exploitation du pétrole pour en produire un peu plus (conjoncturel).

Elle ajoute que la consommation mondiale d'énergie devrait augmenter de 50% d'ici 2030.

Mais bon, tout va bien, la consommation va augmenter sans aucun problème lié à la production...

Quel grand média sera le premier à évoquer le peak oil ? Je n'ai aucune certitude quant à la date probable du peak oil (passée, présente ou future), mais je trouve étrange que les médias et les agences de l'énergie ne l'évoquent pas dans leurs communiqués.

Lu sur Yahoo.

lundi 16 juin 2008

Yves Cochet : la plus grande épreuve qu’ait jamais affrontée l’humanité

Conférence d’Yves Cochet pour le collectif parisien pour la décroissance, à Paris, le 22 mai 2008.

Dans la première partie de son intervention, Yves Cochet rappelle les fondamentaux sur le poids de l’énergie fossile, 85% du total, et la perspective du pic énergétique, vraisemblablement bien plus proche que les projections jusqu’alors optimistes de l’AIE ne le prévoient.

Il passe ensuite en revue les impacts de la crise de l’énergie qui s’annonce sur tous les aspects de notre vie, de l’activité économique aux transports, à l’habitat et l’alimentation.

Le temps va nous manquer, avertit-il, pour procéder à la reconversion de nos sociétés, dont le modèle de croissance est indissociable d’une énergie bon marché toujours plus abondante.

Yves Cochet suggère quatre axes de transformation :

  • autosuffisance locale et régionale
  • décentralisation géographique des pouvoirs
  • relocalisation économique
  • planification concertée et quotas

La conférence est disponible en vidéo, en 2 parties de 50 minutes chacune.

mercredi 11 juin 2008

la production mondiale de pétrole a décliné de 0,2% en 2007

La production mondiale de pétrole a décliné de 0,2% en 2007, selon BP.

Tony Hayward, le directeur général de BP, a récemment présenté ce rapport.

Morceaux choisis de l'article :

Ce déclin de la production mondiale de pétrole, le premier depuis 2002, est dû, selon le groupe pétrolier britannique, à une baisse de la production de l'Opep sur l'année, accompagnée d'une très faible croissance de la production hors-Opep.

"La production de l'Opep a baissé de 350.000 barils par jour, du fait de l'impact cumulé des réductions de production mises en place en novembre 2006 et en février 2007", précise le rapport.

Par ailleurs, "la croissance de la production est restée faible hors-Opep, avec une progression d'un peu plus de 200.000 barils seulement en 2007", ajoute BP. Le groupe pétrolier a observé en particulier une chute de la production de l'OCDE "pour la cinquième année d'affilée".

L'essentiel de la croissance de l'offre hors-Opep a été assuré par la Russie et l'Azerbaïdjan, qui ont chacun fourni plus de 200.000 barils supplémentaires en 2007.

Et plus loin :

Les réserves mondiales de pétrole sont restées inchangées en 2007, à 1.240 milliards de barils, a par ailleurs estimé BP. "Elles suffisent à produire au niveau actuel pendant 41 ans", précise le rapport.

Ou encore :

"Les facteurs politiques, les barrières à l'entrée, une fiscalité élevée, tout cela joue. En d'autres termes, dès lors qu'il s'agit de produire plus de pétrole, les problèmes se situent au-dessus du sol, pas dans le sous-sol. Ils ne sont pas géologiques mais politiques", a-t-il souligné.

Un rapide décryptage fait ressortir quelques arguments plus ou moins percutants :

  • l'OPEP (43% de la production mondiale et 78% des réserves estimées) produit moins de pétrole,
  • l'OCDE produit moins de pétrole,
  • la Russie et l'Azerbaïdjan sont presque les seuls à voir leur production augmenter (qui sont les autres ?)
  • les réserves (lesquelles ? prouvées ? estimées ? possibles ?) n'augmentent pas mais ne diminuent pas (quel équilibre parfait entre la consommation et les découvertes !),
  • les limitations de la production ne sont pas économiques mais répondent uniquement à des problématiques politiques, économiques et fiscales.

Ce n'est pas encore cette fois-ci qu'un média grand public évoquera le pic de pétrole, mais il évoque déjà une baisse de la production. C'est déjà un progrès. Même si les motifs évoqués dans cet article laissent étrangement de côté les contraintes physiques et géologiques, on peut saluer le fait que la problématique énergétique entre un peu plus dans la vie quotidienne de chacun et l'inconscient collectif.

Ce qui est plus inquiétant, c'est de constater que le charbon occupe une part de plus en plus importante dans la consommation énergétique mondiale :

Le charbon a été, pour la quatrième année consécutive, l'énergie progressant le plus dans le monde. Sa consommation a bondi de 4,5% en 2007, de façon quasi uniforme.

Lu sur Yahoo.

jeudi 7 février 2008

l'efficacité du protocole de Kyoto est discutable

Les mécanismes mis en place en vue de l'application du protocole de Kyoto apparaissent de plus en plus comme des machines financières destinées à faire du profit et de la spéculation, et de moins en moins comme des outils ayant comme véritable objectif la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Plusieurs dysfonctionnements graves sont évoqués dans cet article du Monde Diplomatique.

De par ses objectifs, le protocole de Kyoto ne pouvait au mieux que rester symbolique.

Le retrait des Etats-Unis, à l’issue d’un vote au cours duquel près d’une centaine de sénateurs américains se sont prononcés contre la ratification (et aucun pour...), a fait chuter à 40 % des émissions mondiales le gisement de gaz à effet de serre (GES) ciblé. L’engagement global de réduction de 5,2 % par rapport au niveau de 1990, à l’horizon 2012, contenu dans le protocole, correspondait donc à une baisse de 2 % des rejets annuels de GES sur la planète. Si l’on ajoute qu’au moment où se négociaient les modalités de mise en œuvre les émissions étaient déjà inférieures de 4,8 % à celles de 1990 (3), l’ambition réelle se limite à une diminution de 0,16 % des tonnages de GES rejetés dans l’atmosphère (4) ! Ce chiffre n’apparaît bien sûr nulle part dans les communications officielles tant il peut paraître ridicule comparé aux enjeux.

N'est-il pas temps de prendre des mesures plus drastiques ?