si, c'est vrai !

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mardi 2 mars 2010

de la nécessité d'un protectionnisme européen

Jacques Sapir a accordé un entretien à Pascale Fourier. La retranscription de cet entretien est disponible en 3 parties : partie 1, partie 2 et partie 3 (à venir).

Il traite de nombreux sujet, dont de la nécessité d'un protectionnisme européen :

C'est bien pour ça que je dis qu'il va falloir mettre des droits de douanes et des droits de douanes relativement importants, en comprenant aussi que les pays du cœur de l'Europe, les pays du cœur historique, peuvent très bien fonctionner d'une certaine manière en circuit fermé. Nous avons peu de choses à exporter vers le reste du monde, sauf peut-être évidemment des avions, et encore, parce que nous sommes aussi un gros consommateur de mode de transport etc. Donc je pense qu'il faut abandonner cette attitude où l'on dit: « Mais si l'on met les droits de douane, alors nous n'exporterons plus vers la Chine ». Oui, bien sûr, nos exportations vont baisser, mais elles vont baisser de toutes les manières. Il vaut mieux anticiper ce phénomène et se donner comme objectif une consolidation et une reconstruction de nos industries dans le pays du cœur de l'Europe.

Visiblement, la question du protectionnisme (qu'il soit français ou européen) fait débat : certains le croient nécessaire voir inéluctable, d'autres l'estiment indésirable.

En complément de cet entretien, Pascale Fourier nous propose un autre texte de Jacques Sapir intitulé l'horizon de la présidentielle de 2012 et le piège de la personnalisation du débat.

mardi 22 décembre 2009

la création monétaire

Le wiki monnaie traite de dette et de monnaie de manière sérieuse, pédagogique et approfondie.

On y apprend notamment que la monnaie est - pour sa plus grande partie - créée à partir de rien par les banques. Cette capacité à créer de la monnaie ex-nihilo est l'énorme privilège accordé aux banques et qui les différencie des établissements financiers.

On y apprend également que ce sont les crédits qui font les dépots et non l'inverse.

La monnaie a aujourd'hui une existence virtuelle, relative et symbolique. Elle n'a pour valeur que celle qu'on lui affecte. Elle n'a de crédibilité que la confiance qu'on lui accorde.

Cette spécificité unique de la monnaie mérite qu'on se penche sur le sujet et le wiki monnaie propose un résumé sur la création monétaire très clair et didactique.

mardi 16 septembre 2008

l’épouvantail de la dette publique

L’épouvantail de la dette publique est un prétexte bien pratique pour orienter la politique gouvernementale.

Chaque fois qu’un gouvernement veut comprimer les dépenses sociales, il tire argument du niveau trop élevé de la dette. En mai, le déficit des caisses de retraite françaises a servi à légitimer l’allongement du temps de travail ; en juin, celui de l’assurance- maladie a justifié le projet gouvernemental de réduire les remboursements de médicaments pour certains traitements prolongés (diabète, cancer, etc.). La dette publique existe bien.Mais est-elle aussi menaçante que certains le prétendent ?

Bruno Tinel et Franck Van de Velde analysent la dette publique française et montrent que la gestion de la dette publique est un moyen d'influer sur la répartition des richesses.

En déplaçant la charge fiscale des foyers les plus cossus vers les revenus moyens et modestes, ces « réformes » ont favorisé les contribuables dont la « propension à épargner » est la plus forte. Et alimenté la demande de titres... En baissant les impôts des riches, les gouvernements ont simultanément contribué à déséquilibrer les finances publiques et obligé l’Etat à offrir des titres sur les marchés financiers.

Ce qu’autrefois l’Etat obtenait de la part des ménages aisés sous la forme d’un prélèvement fiscal, il ne peut désormais l’escompter qu’en échange d’un taux d’intérêt payé par l’ensemble des contribuables. Ainsi, les concessions fiscales accordées aux riches ont créé d’un seul coup un surcroît de dette publique et de rente privée. Elles ont mis en place un flux de redistribution à l’envers (17). Les riches bénéficient alors d’une double récompense : le cadeau fiscal d’un côté, et le paiement d’intérêts de l’autre. Le premier leur permet de dégager l’épargne qui financera la dette. Laquelle a été créée par le cadeau fiscal lui-même. Une telle mécanique, que l’on prétend contredire par d’éternels « plans de rigueur », trouverait un meilleur remède dans un retour à l’impôt progressif. Qui le propose ?

Sous cet angle là, le bouclier fiscal prend tout de suite une autre allure.

mercredi 16 janvier 2008

interview de Etienne Chouard

Etienne Chouard aborde dans cet interview quelques points essentiels tels que l'Europe et le traité constitutionnel, la monnaie, la démocratie.